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 Sihr Hozz

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Hozz
Lycante
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Nombre de messages : 108
Où? : Là où on ne l'attend pas.
Date d'inscription : 01/04/2006

MessageSujet: Sihr Hozz   Sam 6 Mai - 10:32

La pluie battait les pavés de toute l'ardeur dont elle pouvait faire preuve, c'était une de ces soirées pluvieuses où les honnètes gens n'aimaient pas trainer à l'extérieur, une de ces soirées où la nature donne l'impression d'avoir pris la civilisation en grippe. Tout était là pour forcer les gens à rester chez eux, l'obscurité, le vent, la pluie, le froid...

Sihr arpentait pourtant les rues d'un pas décidé, foulant vigoureusement les pavés. Il sentait les gouttes se heurter à son ciré, les voyait s'agglutiner le long du rebord de son capuchon, puis chutter dans le vide et disparaitre dans la multitude. Malgrè le ciré et les quelques couches de tissus, il était trempe.

Il était trempe, certes, mais surtout pressé. Deux hommes le suivaient de loin depuis plusieurs minutes. Ils faisaient tout leur possible pour etre discrets, et y parvenaient fort bien, mais pas assez pour échapper aux sens de Hozz. Il enfilait les rues les unes après les autres, cherchant une impasse discrète, de celles qui ressemblent à des points de non-retour.

Au détour d'une ruelle, il ressentit un violent choc sur son crane et s'affala par terre, se portant les mains à la tete. Les deux hommes avaient un complice, et celui-ci l'avait piégé... Hozz serait plus prudent la prochaine fois. Les trois hommes le cernèrent, alors que lui restait là, vautré sur les pavés, le visage dans les mains.

Entre ses doigts, il observait ses agresseurs, de sacrés gaillards qui n'en étaient surement pas à leur premier forfait. Ils étaient armés de lourds manche de pioche et affichaient des sourires satisfaits. L'un d'eux s'approcha un peu et posa le bout de son manche sur les cotes de Hozz:
- J'espères pour toi que tu as assez d'argent pour racheter ta vie, on est pas sortis pas ce temps de chien pour rentrer bredouilles... Donnes nous ta bourse et si le contenu nous convient, on te laissera filer sans trop t'amocher.

Hozz ne réagit pas, il fixait toujours l'inconnu.

Celui-ci se pencha un peu plus sur sa victime, beuglant comme un boeuf :
- Oh! T'as vraiment envie qu'on te cognes? Comme tu vou... Par tous les dieux!

Le bandit recula, les jambes tremblantes. Il venait de voir l'oeil de Hozz, qu'il suivait depuis sa sortie de la taverne, l'oeil de l'homme qu'il comptait dépouiller... L'oeil de cet homme n'avait plus rien d'humain. La pupille s'y était rétractée de façon spectaculaire et l'iris avait disparu. Hozz se releva lentement, abaissa son capuchon, et adressa le plus beau de ses sourires aux bandits... Un sourire fait de crocs.

Sans crier gare, il je jeta sur celui qui se tenait derrière lui. Il n'eut le temps de réagir et reçut une violente gifle. Il sentit la peau de son visage se déchirer et se mit à hurler, voyant l'eau qui s'écoulait de son visage prendre rapidement la couleur pourpre du sang.
Hozz fit volte-face et plaqua l'homme qui lui avait adressé la parole contre un mur tout proche, puis il lui porta un violent coup de coude en pleine poitrine. Le bruit des cotes qui se brisèrent sous l'impact aurait put résonner dans la ruelle, si les cris du premier blessé ne l'avaient pas couvert. Il s'écroula à terre, inanimé.
Le troisième brigand , qui n'était surement pas plus malin que les autres, tenta de se jeter sur Hozz, baton à la main, mais il fut surpris de voir deux machoires pleines de crocs se refermer sur son visage. Il mourut sur l'instant.

Puis Hozz resta un petit instant debout, au milieu de ses victimes, regardant ses griffes redevenir ongles, passant sa langue sur ses dents, vérifiant ainsi qu'il ne sagissait plus de crocs. Puis, il sourit légèrement. Il observa brièvement le croissant de lune qui apparaissait et disparaissait au rythme du passage des nuages chargés de pluie. Ce serait bientot la pleine lune, bientot il ne serait plus maitre de ses transformations... Il lui fallait trouver un abris. Ses nouveaux camarades, ceux avec qui il formait la Meute, sauraient surement l'aider.

Hozz revint à sa première victime, dont les cris et plaintes n'avaient cessés. Il l'empoigna par son épaisse chevelure et lui releva la tete, exposant son visage à la lumière des torches fixées aux murs. Il renoncea à l'achever. La griffure qu'il avait subit le dévisagerait à vie. Il pourrait ainsi raconter à qui voudrait l'entendre de quelle façon lui et ses compères s'étaient retrouvés proies d'un des derniers loups-garous.

Les siens avaient été chassés durant des siècles, servant de proies lors de gigantesques battues, vivants reclus dans les pires conditions, eux, les lycantes... On les avait crus morts, disparus à tout jamais, retournés à l'enfer qui les avait enfantés... Mais quelle erreur. Hozz ne voulait plus fuir, il ne voulait plus se cacher, il allait reprendre la place des lycantes, celle qui était sienne, celle de prédateur.

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En chaque homme sommeille une bete...
La mienne n'a jamais trouvée le sommeil.
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Sihr Hozz
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